Les légumes perpétuels en permaculture

Fantasme du permaculteur, les légumes perpétuels sont le symbole d’une agriculture autonome et facile. Mais qu’entend-t-on par légume perpétuel ? En effet, le légume éternel n’existe bien évidemment pas. Dans la nature, un type de plante survit si elle parvient à diffuser son ADN. C’est pour cela qu’elle se doit de combiner reproduction, compétitivité, résistance aux prédateurs et maladies. Si les légumes que nous cultivons dans notre potager ont été sélectionnés sur leur rendement et leur production, cela s’est bien souvent fait au détriment des autres caractéristiques. C’est pourquoi cultiver un potager est coûteux en énergie et en temps.

Les légumes perpétuels sont quant à eux un compromis entre rendement et temps requis pour obtenir ce rendement. On accepte que le légume produise un peu moins, en échange du temps gagné sur l’entretien. C’est un légume mieux adapté à son environnement que ceux du potager, sa survie est donc mieux assurée. Mais pour mériter son nom il doit remplir plusieurs caractéristiques.

Les légumes perpétuels en permaculture

Les caractéristiques des légumes perpétuels en permaculture

Légume perpétuel : livèche en fleurs
Livèche (céleri perpétuel, ache des montagne) : légume perpétuel ou plante condimentaire ?

Survivre plusieurs années

La plantation et le semis sont consommateurs de temps et d’’énergie pour le jardinier. Les légumes perpétuels doivent donc revenir plusieurs années de suite pour limiter notre intervention. Choisissez une espèce vivace, ou qui se ressème seule d’une année sur l’autre.

Produire une récolte

Bien évidemment, le légume doit produire une récolte raisonnable pour qu’il puisse mériter ce nom. Cette récolte ne doit cependant pas remettre en cause la survie du végétal et sa reproduction. N’attendez néanmoins pas une récolte à haut rendement, contrairement aux variétés de légumes qui ont été sélectionnées pour cela.

Demander le moins d’entretien

Pour nécessiter le moins d’énergie possible de la part du jardinier, le légume perpétuel est de préférence résistant aux maladies et aux différents ravageurs. En limitant le nombre d’interventions, vous devez pouvoir récolter de quoi vous nourrir. Plus un légume est adapté à son environnement, et moins l’énergie apportée est nécessaire (arrosages, désherbage…).

Choisissez les légumes perpétuels adaptés à votre situation

Un légume perpétuel n’est pas le même pour toutes les régions. Pour résister et être productif, il vous faut choisir un légume perpétuel adapté à votre situation.

Légume perpétuel : ail rocambole

Déterminez les conditions pédoclimatiques

Pour qu’une plante s’implante le plus longtemps possible dans votre jardin avec le moins d’interventions, il faut tout d’abord qu’elle soit adaptée à son environnement. Au potager en permaculture, mieux vaut choisir des végétaux appropriés plutôt que de vous adapter à eux. C’est pour cela que vous devez déterminer votre contexte pédologique (pH du sol, perméabilité, taux de matières organiques, profondeur des racines…), mais aussi climatique (résistance à la sécheresse ou à l’humidité, rusticité…). Une plante adaptée aux conditions de culture est plus résistante, sa durée de vie plus longue, la production (et donc les récoltes) meilleure et vos interventions limitées (arrosages par exemple).

Inspirez-vous de la nature

Une bonne façon de trouver le légume perpétuel adapté à votre région est d’observer ceux qui poussent à l’état sauvage près de chez-vous. Ainsi si vous arrivez à implanter l’ail des ours dans un endroit qui lui plaît, il vous fournira de belles récoltes, il en est de même pour le pissenlit.

Avoir un potager en permaculture totalement autonome ressemble bien à une utopie. Il n’en reste pas moins que les légumes perpétuels, largement inspirés par la nature, apportent un complément de nourriture et une diversification de notre alimentation non négligeables. Pour ne pas entraver la gestion et la planification de votre potager avec des plantes vivaces, installez vos légumes perpétuels dans des massifs ou en bordure de potager. Pensez tout de même à les reproduire par bouturage ou par semis après quelques années de culture. En effet, les plantes s’épuisent elles aussi.

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